L'exemple d'un pays tourné vers l'hydrogène : L'ISLANDE

 

L'Islande a besoin d'émettre moins de gaz carbonique car effectivement c'est l'un des pays qui en émet le plus, en raison du grand nombre de bâteaux de pêche car c'est l'une des activitées économiques les plus présentes en Islande. De plus, l'Islande importe beaucoup de pétrole, aux environs de 850 000 tonnes par an, soit une facture d'environ 1,2 millards de francs soit environ 183 millions d'euro.

 

 

Depuis quelques années l'Islande s'est tournée vers un autre type d'énergies comme l'hydrogène.En effet, les énergies utilisées en Islande proviennent à 81% des énergies renouvelables.Depuis 2001, un projet a été mis en place pour faire des tests grandeur nature sur tout un pays : le projet « ECTOS », qui a été mené entre 2001 entre 2005. Ce projet consistait à mettre en circulation trois bus à hydrogène dans Reykjavik (la capitale), ainsi que de créer une station-service permettant de réaprovisionner les véhicules en hydrogène. L'hydrogène était produit sur le site de la station, pour éviter les problèmes liés à son transport, grâce à l'électrolyse de l'eau . L'énergie nécessaire à l'électrolyse provennait des énergies renouvelables du pays ce qui garantissait Zéro émissions de CO2.

 

Station à hydrogène dans Reykjavic

 

 

Durant toute la durée du projet les chercheurs ont étudié les dangers liés au transport de l'hydrogène ainsi que son efficacité comme vecteur d'énergie. Le projet fut un vrai succès et les chercheurs décidèrent de continuer le projet dans d'autres villes d'Europe, de Chine et d'Australie. Tout cela avait pour but d'analyser à long-terme l'utilisation de bus ainsi que la durabilité des piles à combustibles qui étaient comparées aux moteurs thermiques, dit plus durables. Mais cela avait aussi pour but de comparer les bus en fonction de leur marque.

 

 

Aujourd'hui, nous ne sommes qu'au début de la mise en place d'une économie tournée vers le tout à l'hydrogène, de plus celle-ci a été fortement ralentie par la crise économique de 2008. De plus à partir de 2007, une nouvelle étude est mise en place en Islande, elle vise à tester l'utilisation de l'hydrogène pour les véhicules particuliers ainsi que dans les navires car ils sont la principale source d'émissions de CO2. C'est aussi sans compter le fait qu'il n'existe que deux stations à hydrogène en Islande et toutes deux se situent dans Reykjavic, ce qui réduit considérablement la distance possible des déplacements et limite l'utilisation de la voiture à hydrogène uniquement dans la ville et les alentours de Reykjavic.

 islande.gif

 

De plus, la production d'hydrogène est en déclin depuis 2006. Le pays produisait une grande quantité d’hydrogène par électrolyse, qui était mélangé à de l’azote atmosphérique pour produire un engrais ammoniaqué. Mais l’usine d’engrais a fermé en 2004. En conséquence, la production d’hydrogène a chuté pour atteindre des niveaux presque négligeables en 2006 : juste assez pour faire fonctionner trois bus, les présages solitaires du présumé nouveau futur à l’hydrogène de l’Islande.

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