Avantages & Inconvénients


         L'utilisation des agrocarburants permet de diminuer notre dépendance à l'égard des pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. En effet, la France importe 90% de ses besoins en pétrole.

         De plus, son emploi génère 50% d'émissions de CO² en moins, voir plus si on compte la phase de production. Les pollutions atmosphériques sont davantage réduites, plus particulièrement en ce qui concerne les émissions d’oxydes d’azote (NOx). De plus, les agrocarburants ne relâchent, lors des combustions, que le carbone atmosphérique auparavant fixé par la plante par photosynthèse. Ils permettent une économie de 50 à 80% d'émissions de Gaz à Effet de Serre par rapport aux carburants fossiles.

          Selon une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), il faut mobiliser 0,5 Mégajoule d'énergies renouvelables pour obtenir 1 Mégajoule (MJ) d'éthanol de blé ou de betterave. Par comparaison, il faut fournir 1,15 MJ d'énergie non renouvelable pour disposer d'essence classique. Le rendement énergétique des huiles végétales de colza et de tournesol est encore meilleur, avec environ 0,2 MJ à fournir pour 1 MJ d'énergie récupérée en fin de cycle. Là encore la comparaison est flatteuse puisqu’il faut immobiliser 0,9 pour obtenir 1 MJ de gazole.

         De plus, ils seraient rentable vis à vis de l'essence dès lors qu'elle dépasse les 75$ le baril. En prenant l'exemple du super éthanol E85, commercialisé en 2007. Il est composé de seulement 85% d'éthanol et de 15% d'essence Sans Plomb 95. C’est le carburant le moins cher, après le GPL.  Le litre d'E85 est certes, moins performant : la distance parcourue est diminuée de près de 50% par rapport à un litre de SP95, mais les émissions de COsont réduites de 70%.

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      Néanmoins, ils sont en parti acteurs dans le problème de la déforestation. Par exemple, en France, la production de colza destiné à l'industrie des biocarburants nécessite davantage d'huile de palme issue de la déforestation indonésienne. Cela participe donc à l'inflation des produits alimentaires, par le détournement des terres agricoles des pays pauvres vis-à-vis de la production alimentaire.

Le bilan de la combustion est dit nul, mais le bilan climatique est, quant à lui, discuté. En effet, le recours aux fertilisants azotés dû à l’agriculture intensive est problématique. Une part de l’azote est dégradée par les plantes et la flore bactérienne des sols sous forme d’un gaz, le protoxyde (N2O) également connu sous le nom de gaz hilarant. Or ce gaz  a une contribution à l’effet de serre 296 fois supérieure à celle du dioxyde de carbone. Néanmoins, les agro carburants ont un impact bien moindre sur le réchauffement climatique que les carburants classiques. On note aussi un rejet de souffre en quantité infime, mais cette molécule est à l’origine des pluies acides, dévastatrices pour la faune. 

De plus, les rendements énergétiques des biocarburants sont discutables. Il en faudrait 30% de plus  pour rouler la même distance qu'avec du pétrole.

De plus, la réduction de la pollution est discutable. Même si sur le cycle complet de production / consommation, les rejets polluants sont moins importants, il n'y a pas de réel gain à la sortie du pot d'échappement.

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